Ma lettre d’excuse aux instituteurs français

« Quelle cruelle déception cette école française! nous étions tellement mieux dans le système britannique. Tous ces profs absents et pas remplacés, des cours qui datent de Mathusalem! Comme si avec 24h de travail hebdo et toutes ces vacances scolaires ils n’avaient pas le temps de se former et de s’ouvrir à des techniques de bienveillance et de développement efficace des enfants! A part la grève, ils savent faire quoi les profs en France? « 

Tel était mon discours à notre retour d’expatriation.

Mes enfants avaient étudié en école britannique à Hanoi et le choc culturel avait été extrêmement violent à leur arrivée dans le système scolaire français. J’avais bien essayé de communiquer avec les profs de ma fille qui entrait alors en 6eme, tenté de recréer ces relations parents-éleves- prof qui fonctionnaient si bien à la British School.. Ma fille se fanait, elle se laissait couler dans le moule de la médiocrité ambiante. Mais j’ai vite réalisé que la santé émotionnelle des élèves ne voulait rien dire ici, la validation de l’enfant ne passant que par ses notes.

Apres des mois à pester et critiquer, frustrée face à cet arrogant et pathétique mammouth, j’ai trouvé l’inspiration au cours d’une discussion avec une amie institutrice. « tu devrais postuler comme vacataire, ils recrutent à fond. On a un manque de profs faramineux et avec ton expérience dans les écoles internationales, je suis sure qu’ils vont te prendre« .

A la rentrée suivante, j’étais parent déléguée, et ma vision de l’Education nationale devenait moins radicale. J’apprenais à nuancer mes propos en écoutant des enseignants dont la parole se déliait forcément plus facilement pendant un conseil de classe. La professeur de français de ma fille, le professeur principal de mon fils, celui d’ EPS, de sciences, se sont vite qualifiés comme mes modèles, et je me suis inspirée de leurs actions et de leur passion pour leur métier pour proposer mes services à l’éducation nationale. Je refusais de m’éterniser dans ce rôle stérile de la mère poule aigrie et si je pouvais aider, il fallait que je le fasse. La critique est aisée mais l’art est difficile dit on. Challenge accepté!

Un training express pour un lâcher dans le grand bain

Mon dossier a vite retenu l’attention des recruteurs et après un court entretien, j’ai reçu mon planning de formation. Un peu moins d’un mois entre le centre de formation et quelques journées d’immersion en maternelle et en primaire sous les auspices de « maitres d’accueil temporaires ».

Tous les intervenants experts de l’Education Nationale m’ont fascinés par leur capacité à transmettre leur passion pour leur métier. J ‘ai adoré apprendre les objectifs des cycles, les progressions attendues, les conseils sur les élaborations de séances. Je fais partie de ces gens qui aiment les cadres dans le travail, je donne le meilleur de moi même quand j ‘ai une direction claire. Les fondations des programmes apparaissaient solides et il me tardait deja d’être sur le terrain. Ma seule préoccupation était de pouvoir assurer au pied levé des remplacements non seulement en Cycle 1 mais aussi en Cycles 2 et 3. En clair être capable d’enseigner et de tenir la fameuse « posture du prof » autant avec des élèves de 3 ans que de .. 10!

Votre mission, que vous acceptez

Faire partie de la « brigade des remplaçants contractuels, » c’est être totalement disponible pour des remplacements au pied levé. Mes collègues pourront tous témoigner de ce sentiment presque enivrant du premier appel de 8:30 « vous allez à l’école XXX pour remplacerXXX. Votre classe est XXX. Bonne journée »

Hélas, l’excitation est de courte durée.

Certes mon arrivée dans l’école est toujours attendue. Elle soulage les autres instituteurs qui ont du se repartir tous élèves de la classe du prof absent!

Si nous sommes tenus d’avoir une assistante maternelle dans les classes de petite section (ne serait ce que pour conduire un enfant aux toilettes par mesure évidente de sécurité), c’est loin d’être la règle en pratique. Les enfants me testent, ce que je comprends. Les remplaçants se succèdent parfois sur le même poste, et ces changements ne favorisent pas la stabilité émotionnelle des plus jeunes.

Je fais au mieux, ça ressemble parfois plus à du récréationnel que de l’éducatif mais au moins tous les enfants sont sous le contrôle d’un adulte. Sur le papier, les enfants de maternelle ont une heure d’activité physique par jour. Cette fois encore, personne n’est disponible pour réorganiser la salle de motricité dont le parkour n’est pas du tout approprié à la sécurité de tous petits. Dommage, il pleut des cordes, on se passera de sport aujourd’hui – ce qui signifie que la journée sera longue…

Ce pesant sentiment de solitude

« Ca doit être facile pour toi d’enseigner, après toutes tes années dans l’humanitaire« .

Non, pas du tout. Parce que les déploiements en pays en guerre sont organisés, cadrés. On a des réferents, on est soutenus par une machine bien huilée. On est toujours conscients du risque, libre à nous de l’assumer. Et personne ne nous forcera à prendre un risque que l’on n’a pas choisi.

Dans mes remplacements, il n’y pas de réferent. J ‘ai la responsabilité d’une centaine d’élèves par semaine, 25 par cours en moyenne. Sans compter les jours d’absence de collègues non remplacés, quand les élèves sont répartis entre les classes des instituteurs présents.

La semaine passée j’ai demandé conseil à un confrère pendant la récréation, qui m’a répondu séchement « ah ben oui, on ne s’improvise pas prof. T »as beau avoir un bac plus 5 et gagner autant que moi après des années, tu restes une touriste« .

Il y a ce genre de profs arrogant et frustré. Dont les propos touchent surtout au début quand on se sent déjà débordé et étudié à la loupe de 50 petits yeux… Pour peu qu’il ait à reprendre un de mes élèves dans la cour et là je passe pour l’incompétente totale.

Je passe parfois des journées dans une école sans avoir parlé à un adulte. Ne serait ce que pour débriefer sur le contenu de la journée, dire ce que j’ai fait avec la classe. Je laisse des notes parce que je trouve ça correct, mais je pense que tout le monde s’en fout.

C’est toujours plus compliqué quand il y a des élèves qui tolèrent mal la frustration. Quelque soit l’âge. ça peut faire dégénérer un ambiance de classe comme une trainée de poudre en quelques minutes. J’aurai aimé en parler avec un collègue à un moment mais tout le monde est occupé et puis je me dis que demain je serai ailleurs donc on s’en fout vraiment.

Je réduis mes objectifs, et bien sur ça passe. C’est dommage mais que faire d’autre?

Quand l’équipe pédagogique est inexistante

J’ai été remplaçante en petite section de maternelle le mois passé: 25 enfants sans assistante maternelle pour m’aider, j’étais sidérée de constater que les petits de 3 ans étaient autorisés à aller seuls aux toilettes.

Le directeur de l’école était invisible et c’est l’ainée des assistantes maternelles qui s’était érigée cheffe à la place du chef. Une femme autoritaire, sèche, arrogante. Quand ma collègue n’a pas été remplacée (nous étions alors 3 remplaçantes sur 4 instituteurs !), c’est elle qui a décidé de la répartition des élèves de sa classe de double niveaux.

7 de plus pour moi. Elle n’a pas jugé utile de me donner les prénoms, les niveaux, ni de m’informer sur des éventuels besoins éducatifs particuliers. Ce dernier point n’est pas une formalité, j’ai besoin de savoir si un élève est asthmatique par exemple pour me munir de sa ventoline pendant la séance d ‘éducation physique. C’est elle également qui décidait des heures de récréation. Je n’avais pas mon mot à dire, elle me toisait comme la babysitter qu’elle estimait avoir devant elle. J’avais le ventre noué à la pensée qu’un enfant pouvait se blesser alors qu’il était de facto sous ma supervision.

Ma classe comptait une trentaine d’éleves ce jour là, sans compter ceux que les collègues me déposaient en mode « j en peux plus d’elle, stp garde la 20mn ».

C’est au retour de la récréation de l’après midi qu’un enfant me demande « il est ou Daniel maitresse?« . Je regarde son sac accroché devant la patère à son nom et je réalise que je n’ai pas vu le petit autiste depuis la matinée. Je regarde l’assistante maternelle qui accueille les enfants au retour du déjeuner et elle hausse les épaules. « aucune idée« . C’est ce jour là que j’ai éprouvé toute la sensation « de la « sueur froide dans la nuque » quand je le cherchais partout. L’assistante m’a finalement dit « si ça se trouve ses parents ne l’ont pas déposé après le déjeuner« . J ‘ai accompagné tous les enfants rejoindre leurs parents à la sortie et je suis restée encore 15mn à la grille. Les parents de Daniel ne sont pas venus, elle avait raison, le petit était resté chez lui. Mais je ne me suis pas résolue à accepter le « si ça se trouve »et il m’a fallu des jours pour me débarrasser de cette boule au ventre. Ce stress de porter la responsabilité d’enfants sans avoir de structure adéquate de soutien.

Mes instituteurs préférés, ces héros du quotidien

Pour quelques instituteurs vaniteux et aigris, il y a tous ces héros du quotidien! Toutes ces belles personnes que j’ai la chance de côtoyer dans cette aventure humaine si passionnante.

Un immense merci à ces instituteurs merveilleux que j’ai le privilége de croiser : ils sont très généreux de leurs conseils, partagent leurs expériences et me rendent chaque jour plus admirative de leur dévouement et de leur vocation. Les Corinne, les Aurelie, les Emilie , les Natacha, les Maxime, les Joelle, les Fanny et leurs collègues se reconnaitront.

Ils enseignent depuis des décennies et ils ont la foi chevillée au corps. J’ai pu observer Aurélie dans sa classe de CM2, déployer ses super pouvoirs – des yeux dans le dos, des paroles encourageantes, des ambitions pour ses éleves qu’elle place bien trop souvent au dessus de ses propres besoins. « je crois en eux, c’est pour ça que je suis ambitieuse pour eux. Mais je ne cherche jamais à les mettre en difficulté. Ils ont tous un énorme potentiel ». Elle ne s’assoit jamais et sa bonne humeur est contagieuse. J’ai admiré la résilience de Joelle dans sa classe double niveau de CM1 CM2 avec 5 enfants « avec difficultés », terme génerique qui regroupe les suspicions d’autisme en tous genre, ADHD, dys en série.. .

Moi qui en bonne humaniste avait toujours défendu l’école inclusive et l’enseignement differencié, j’ai pu apprécier mon manque total de réalisme ! comme j’avais pu être loin de la réalité du terrain! « et encore, me dit elle dans un sourire fatigué, cette année je n’ai plus ce gosse avec le Gilles de la Tourette, du coup j’ai moins de parents qui m’attendent à la sortie pour se plaindre que leurs enfants apprennent plus de grossieretés que de maths ».

J’ai remplacé des profs comme elles. « Arrêtées » c’est souvent synonyme de « burn out » ici. Sans sa connaissance, sans son expérience, juste avec une bonne volonté qui ne pese pas bien lourd. L’ambiance dégènere vite, quand les éleves se rendent compte que l’autorité faillit. Il ne faut pas se laisser surprendre, « faire son dragon » et ce n’est pas inné…

Ils me rassurent tous « au début c’est dur, il m’a fallu des années pour acquérir la posture et le contenu. Et puis on est la jusqu’à 66 ans alors autant tenir du mieux possible« . L’intention était louable mais m’a totalement déprimée!

Tous ces profs voudraient bien eux aussi apprendre aux enfants à réguler leurs émotions, c’est au programme d’ailleurs. Mais dans l’éducation nationale on se forme sur ses heures de congés, entre les corrections de copies, les rendez vous parents, les conseils, les heures obligatoires de soutien scolaire, les séances à revoir, les préparations différenciées, les recherches à faire pour mettre à jour ses cours. Même l’enseignement essentiel sur la laïcité a été programmé.. un mercredi matin en présentiel à 40km de mon domicile.

Ces 24h de travail hebdo, c’est l’arnaque! juste du marketing!

Ma goutte d’eau…

Apres des semaines de remplacement, j’ai la confirmation que j’adore enseigner. J’aime adapter mes cours aux enfants, les voir heureux d’avoir compris, les aider à prendre confiance en eux. Je sais que suis au bon siège, mais pas dans la bonne voiture. Je me brule les ailes, je suis épuisée et je ne vois pas comment la situation pourrait s’améliorer.

Bien sur il y a ces petites gouttes d’eau qui font basculer la balance un moment:

Le vendredi, j’ai instauré les « étoiles de la semaine »: Les élèves sont récompensés pour leur comportement, pas pour leurs notes. Il y a eu Kylian le cogneur qui est venu me voir à la récréation m’exprimer sa frustration plutôt que de taper sur celui qui l’énerve. La petite Salomée qui a réussi à marcher sur la poutre toute seule pour la première fois. Ilan qui a aidé les petits à fermer leurs anoraks toute la semaine sans que je lui demande. Sofia qui a joué à la maitresse en offrant de me montrer comment on fait l’appel dans cette classe. Tino qui a demandé une table tout seul pour mieux faire son dessin plutôt que de crier que « tout le monde parle trop fort !! » …

La semaine passée c’est Marc, un enfant Asperger, que j’étais particulièrement fière de récompenser. J’avais installé un petit atelier de calcul avec une sonnette .. la sonnette a excité sa curiosité et il m’a demandé s’il pouvait appuyer sur le bouton. J’ai répondu qu’il pourrait à chaque bonne réponse au jeu (tous mes ateliers sont ludiques. On apprend par le jeu à 4 ans). Il a accepté et j ‘ai vite constaté qu’il maitrisait largement les objectifs de sa classe, et j’ai poussé le niveau de 2 ans. La sonnette retentissait sans cesse, d autres enfants sont venus jouer et lui m’a montré qu’il était bien plus qu’un enfant « isolé à tendance agressive« .

A la fin de la journée, je l’ai accompagné à la grille de l’école pour expliquer à sa maman pourquoi il avait reçu la fameuse étoile. Elle avait les larmes aux yeux, et je n’oublierai jamais cette phrase « c’est la première fois que je ne suis pas convoquée parce qu’il se comporte mal, merci beaucoup« . Merci de rien. Merci à lui. Est ce que je suis une super prof? pas du tout. J’ai eu la chance de trouver du temps pour cet enfant parce que d’autres étaient deja en vacances.

.. un désastre écologique!

J’aimerai que mes petites gouttes d’eau continuent à faire de petites différences pour les élèves et leurs parents. Mais la structure est trop pesante et je crains de m’épuiser tellement que je n’arriverai plus à distribuer ces étiquettes etoilées avec autant de plaisir. Ou pire encore, que je nivelle par le bas et que je me résigne à ne faire que de la garderie.

Etre contractuelle c’est faire la Mary Poppins qui met des rustines sur des plaies. J’admire ces profs qui font des miracles avec rien. Avec un budget ridicule, alors que leur responsabilité est la plus importante de toutes: éduquer nos enfants, leur donner envie d’apprendre. Ils sont seuls avec leur classe, des programmes ambitieux sans moyens, et je passe sous silence le débat sur la laïcité…

Je me sens dépassée et ma goutte d’eau n’est pas du tout écologique: elle implique tellement de dépenses d’energie.

L’appel du matin pour me dire ou je dois me rendre ASAP me donne des palpitations. Parce qu’autant je peux assurer en maternelle, autant je ne me sens pas encore qualifiée pour les cycles 2 et 3. Ce sont deux métiers totalement différents. Dans ce poste de brigadier, je peux être envoyée en maternelle le matin et en CM2 après midi, à 35km de distance.

Tous les soirs, je me refais le film de la journée, et je corrige mes séances. Je note ce qui a marché, ce que je pourrais améliorer. Je culpabilise aussi de ne pas avoir pu gérer plus rapidement ces 3 élèves qui se battaient quand le reste de la classe était « en situation d’apprentissage ».

J’ai investi en matériel parce qu’on nous a explicitement demandé d’arriver en maternelle avec notre « mallette »: livre, mascotte, jeux éducatifs, dans la mesure du possible des fiches prêtes à l’emploi « et surtout pas de photocopie, il leur faut de la manipulation! » C’est bien la première fois ou je dépensais une partie de mon salaire avant même de le gagner. Je passe cette semaine dans la meme classe de maternelle, je suis ravie de l’opportunité de developper des séances plus construite Je me plonge dans sur Eduscol et les notes de ma formation .. mais si je me retrouve en CM2 dans quelques jours je ne serai pas prête, peut être que je devrais equilibrer mes efforts?. Je serai une institutrice moyenne dans tout, tellement généraliste que je n’aurai pas de valeur ajoutée si je souhaite enseigner dans une structure privée. Si je pouvais choisir de n’effectuer des remplacements qu’en Cycle 1 par exemple, ma motivation serait certainement plus consistante et je me continuerai à me former avec plaisir.

Je pensais passer le concours de recrutement de professeur des écoles l’an prochain mais mes échanges avec mes meilleurs collègues m’en ont dissuadé. En devenant titulaire, je prendrai le risque d’enseigner à 3h de trajet de mon domicile. Mon departement est en manque criant d’enseignant, donc je devrai accepter de ne pas le quitter – à moins de démissionner. Et si je démissionne, pas d’assurance chomage.. Ça fait réflechir.

Chers instituteurs français, acceptez mon mea culpa

La critique est aisée mais l’art est difficile.

Vous faites un métier formidable, mais dans quelles conditions… Je repense à l’école britannique de mes enfants au Vietnam et je réalise ce privilège d’être un professeur soutenu par sa hiérarchie, dans une équipe soudée et constructive, dans un duo parfaitement synchronisé avec son assistant. Le confort de la posture qui permet d’enseigner sereinement, de tisser des relations de valeur et que j’avais pris pour une acquis aussi en France. Désolée pour les jugements hâtifs, vous méritez tout mon respect et bien plus encore ! Bravo pour votre résilience exceptionnelle, et pour votre dévouement !

Je nous souhaite une vraie attention des pouvoirs publics sur l’importance capitale de votre rôle dans la société. On ne manie pas des millions d’euros dans l’éducation, on a « juste » la responsabilité de l’éducation de tous les enfants !!! Il est temps de revoir nos sens des priorités…

Quelques suggestions pour conclure:

  • – davantage de ressources humaines pour permettre d’enseigner plus sereinement (plus d’assistance personnalisée pour les enfants en difficulté, des atsem dans toutes les petites sections),
  • – des remplaçants spécialisés par Cycle (Cycle 1 / Cycles 2 et 3)
  • – une liste de mentors attribués par cycles?

3 réponses à « Ma lettre d’excuse aux instituteurs français »

  1. Merci pour votre mea culpa. J’ai été enseignante pendant quelques 42 ans ( toute une carrière) et tout n’a pas toujours été facile. Mais comme vous le dites il faut parfois se motiver en se disant que nous avons de petites victoires ça et là. Au final quand vous retrouvez des années plus tard des élèves plutôt difficiles à l’époque , qui vous remercient pour votre rigueur car ils s’en sont sortis, qui gagnent leur vie , vous savez alors que tous vos efforts n’ont pas été inutiles.
    Vous savez alors que quelque part vous avez été héroïque grâce à ses anciens élèves ( et non grâce à une hiérarchie bien souvent inexistante et surtout pas reconnaissante pour votre travail accompli) .

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    1. Avatar de Stephanie Estelea
      Stephanie Estelea

      Bravo Chantal ! Vous pouvez être fière de vous et de ces belles graines que vous avez semé au long de cette belle carrière.
      Je me doute bien de la difficulté à tenir le gouvernail pendant tant d’années et je vous renouvelle toute mon admiration. Merci d’avoir pris le temps de partager votre commentaire . Et encore bravo !

      J’aime

      1. 🙏💕

        Aimé par 1 personne

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